C’est tout d’abord en 2003 que le nom « Scars On Broadway » fut créé, désignant le groupe créé par Daron Malakian et son ami Casey Chaos, chanteur du groupe Amen, accompagnés de Greg Kolso en second guitariste et Zach Hill à la batterie. Le groupe répète et enregistre une démo intitulée « Ghetto Blaster Rehearsals » au nom de Scars On Broadway. Sur cette démo, une certaine « B.Y.O.B. », dont seules quelques lignes de chant seront réutilisées sur le Mezmerize de System Of A Down. Suite à une brouille entre les deux amis, Daron et Casey se séparent, mais Daron obtient la garde de leur rejeton. Suite à la « pause à durée indéterminée » de System en 2006, Daron annonce qu’il va monter son second groupe, Scars On Broadway, accompagné de Shavo Odadjian. Finalement, Shavo ne fera pas parti du projet (sûrement occupé avec Achozen), mais ce sera John Dolmayan qui accompagnera Daron à la batterie. Après plusieurs mois de répétitions avec différents musiciens, Scars On Broadway prend finalement forme en 2008, accompagné de Dominic Cifarelli à la basse, Danny Shamoun aux claviers et percussions et Franky X. Perez à la guitare. Le 28 mars 2008, le groupe donne à ses futurs fans « They Say », qui deviendra le premier single de leur album éponyme qui sortira le 26 juillet 2008.
Après avoir joué au célèbre Whisky A Gogo de Los Angeles en avril 2008 puis au festival Kroq Weenie Roast et avant d’assurer la première partie de Metallica lors de leur tournée américaine, le groupe entame une tournée européenne durant l’été avec un passage à Paris le 3 juillet dans la très intimiste salle de La Maroquinerie. Le groupe donne aussi un concert à Los Angeles pour la sortie de l’album, concert qui sera retransmit en direct sur le site officiel du groupe. Les 5 membres feront ensuite la tournée des festivals européens avec un concert au Rock en Seine 2008, avant de redonner quelques concerts dans les salles européennes courant septembre 2008.
En octobre, alors que le groupe devait entamer sa tournée nord-américaine par un passage télévisé, un blog est publié sur le myspace de SOB annonçant que cette performance n’allait pas avoir lieu ainsi que la tournée, car le cœur de Daron n’était plus dans la tournée. Durant quelques mois, Scars On Broadway se fait discret, certaines interviews prêtent à croire que le groupe est bien mort, et pourtant, Scars On Broadway, sans Daron toutefois, fera la tournée des bases américaines en Irak afin de donner quelques concerts aux soldats. Au travers de Facebook ou Twitter, Franky Perez dévoilait à ses fans qu’il se retrouvait parfois avec Daron en studio, laissant présager un possible retour. Fin 2009, Daron Malakian réapparait sur scène, après un an d’absence, en compagnie de Franky Perez et de John Dolmayan, pour jouer quelques morceaux à la Halloween Party de Shavo, dont certains de System Of A Down et d’autres de Scars On Broadway. Puis une nouvelle date est annoncée, elle sera sold-out en très peu de temps, et durant ce show, réalisé dans la salle du Troubador à Hollywood le 2 mai 2010, le groupe (complet cette fois-ci) jouera un nouveau morceau, baptisé «Talkin’ Shit» par les fans (mais le titre officiel n’a pas été révélé). Malgré une implantation scénique simple et sans artifices, les membres débordent d’énergie et occupent parfaitement l’ensemble de la scène, à l’image de Dominic Cifarelli et Franky Perez qui parcourent la scène d’un bout à l’autre sans fatiguer, ou Daron qui durant l’intro de «Whoring Streets», nous gâte de ses célèbres mimiques. Scars On Broadway semble de retour, et en pleine forme, et fixe une nouvelle date de concert : ça sera le 20 août 2010. Quelques jours avant, un nouveau site web fait son apparition sur la toile « armageddoncomealive.com » afin que les fans puissent découvrir la nouvelle chanson du groupe « Fucking».
Les 500 premiers fans à se trouver dans la queue de ce nouveau concert à l’Avalon d’Hollywood eurent le chance de se voir remettre un vinyl de ce nouveau titre, et les 20 premiers l’eurent même dédicacé. Durant les deux dernières chansons, « Cute Machines » et « They Say », les fans ravis eurent le plaisir de voir Shavo monter sur scène et prendre une troisième guitare à la main pour accompagner le groupe.
Résultat d’une maturité nouvelle de Daron, Scars On Broadway est, selon lui, le groupe du renouveau, qui apporta un peu de fraicheur à sa carrière d’artiste. Tandis que, avec System Of A Down, tout lui semblait gagné d’avance grâce aux fans toujours fidèles et plus nombreux au fil des ans, Scars On Broadway marquait un retour à la nouveauté, et un retour à zéro au compteur de fans, devant faire à nouveau ses preuves et gagner le respect des auditeurs. Ayant subi un changement dans ses influences et ses compositions, Daron nous promettait un projet relativement différent de System Of A Down, prévu, à la base, pour être un mélange d’électronique, de trash, death, black et doom metal mêlé de chants traditionnels arméniens. Puis, au fil des déclarations, les promesses de sonorités mutait, pour aboutir, au final, à un résultat résolument rock, frôlant par moment le psyché. Parmi les influences du groupe, on peut citer la pop, le rock des 60’s/70’s, des artistes comme GG Allin ou encore le rock psyché japonais (Acid Mothers Temple par exemple). Daron aborde dans ses chansons les thèmes qui lui sont chers, comme l’humanité (3005, Universe), les nouvelles technologies (Cute Machine), l’Homme (Exploding/Reloading, World Long Gone) et la société (Whoring Streets).



